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IPPAR — Institut portugais du patrimoine architectural

L'IPPAR (1992-2007) a géré et classé le patrimoine architectural et archéologique du Portugal, succédant à l'IPPC et précédant l'IGESPAR, avec son siège à Lisbonne.

IPPAR — Institut portugais du patrimoine architectural
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L’Institut portugais du patrimoine architectural (IPPAR) fut l’organisme de l’administration centrale portugaise qui, entre 1992 et 2007, assura la gestion, le classement et la sauvegarde du patrimoine architectural et archéologique du Portugal continental. Sous la tutelle du ministère de la Culture et avec son siège à Lisbonne, il régula durant quinze ans la protection légale du patrimoine historique bâti, constituant un maillon central dans la chaîne des institutions du patrimoine qui précéda l’actuelle administration culturelle.

Création et contexte

L’IPPAR fut créé par le décret-loi n.º 106-F/92 du 1er juin, dans le cadre de la réorganisation du ministère de la Culture alors récemment rendu autonome. Il succéda, dans l’universalité des droits et obligations, à l’Institut portugais du patrimoine culturel (IPPC), qui avait été institué en 1980 par le décret-loi n.º 59/80. Par cette réforme, l’État chercha à doter la tutelle du patrimoine immobilier d’un organisme spécialisé et doté d’une plus grande autonomie administrative et financière.

La création de l’IPPAR s’inscrivit dans un moment de modernisation des services du patrimoine, en parallèle de la vénérable Direction générale des bâtiments et monuments nationaux, qui depuis 1929 détenait une grande partie des compétences en matière de travaux et de conservation sur le bâti monumental.

Attributions et activité

Il revenait à l’IPPAR d’instruire et de proposer les procédures de classement des monuments, ensembles et sites, d’homologuer les niveaux de protection et de définir les zones spéciales de protection correspondantes. Il était également responsable de la conservation et de la restauration d’un vaste ensemble d’immeubles classés sous administration directe de l’État, ainsi que du suivi des candidatures portugaises au patrimoine mondial.

Au cours de son fonctionnement, l’institut consolida les procédures du processus de classement des biens et l’attribution de catégories telles que celle de monument national, assurant la continuité de l’inventaire et de la documentation du patrimoine bâti. Son activité se déroula sous le régime juridique qui allait être renouvelé par la Loi-cadre du patrimoine culturel, et ses archives et bases de données constituèrent un socle du travail des organismes successeurs.

Suppression et succession

La vie institutionnelle de l’IPPAR prit fin au milieu des années 2000, dans le cadre d’une nouvelle réforme de l’administration publique. Le décret-loi n.º 215/2006 du 27 octobre détermina sa suppression par fusion avec l’Institut portugais d’archéologie (IPA). En 2007, de cette fusion naquit l’Institut de gestion du patrimoine architectural et archéologique (IGESPAR), qui réunit dès lors, sous une seule direction, le volet architectural et le volet archéologique du patrimoine immobilier.

La lignée se poursuivrait ensuite : l’IGESPAR serait à son tour supprimé en 2011 et ses compétences transféreraient à la Direction générale du patrimoine culturel. La trajectoire de l’IPPAR, successeur de l’IPPC et prédécesseur de l’IGESPAR, illustre ainsi la succession de réorganisations qui marquèrent la tutelle patrimoniale portugaise entre la fin du XXe siècle et le début du XXIe, parallèlement à la restructuration de services historiques comme la Direction générale des bâtiments et monuments nationaux.

Questions fréquentes

Qu'était l'IPPAR ?
Ce fut l'institut public qui, entre 1992 et 2007, gérait, classait et sauvegardait le patrimoine architectural et archéologique du Portugal, sous la tutelle du ministère de la Culture et établi à Lisbonne.
Quelle institution est à l'origine de l'IPPAR ?
L'IPPAR a été créé par le décret-loi n.º 106-F/92 du 1er juin, succédant dans les droits et obligations à l'Institut portugais du patrimoine culturel (IPPC), créé en 1980.
Quelle institution a succédé à l'IPPAR ?
En 2007, l'IPPAR fut supprimé et fusionné avec l'Institut portugais d'archéologie (IPA), donnant naissance à l'Institut de gestion du patrimoine architectural et archéologique (IGESPAR).

Sources

  1. Instituto Português do Património Arquitetónico — Wikipédia
  2. Decreto-Lei n.º 106-F/92, de 1 de junho — Diário da República
  3. Direção-Geral do Património Cultural