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Mémoire du monde

Codex Calixtinus d’Alcobaça : le Liber Sancti Jacobi et la Mémoire du monde

Découvrez le Liber Sancti Jacobi d’Alcobaça, ALC. 334, conservé à la Bibliothèque nationale à Lisbonne, et l’inscription documentaire partagée de 2017.

Questions fréquentes Sources
Lieu
Lisboa, Lisboa
Dates des documents
c. 1175
UNESCO
Mémoire du monde · depuis 2017

Le Liber Sancti Jacobi d’Alcobaça, conservé à la Bibliothèque nationale du Portugal sous la cote ALC. 334, témoigne de la circulation médiévale des textes sur saint Jacques. Il appartient à l’inscription conjointe du Portugal et de l’Espagne au Registre international de la Mémoire du monde, approuvée en 2017, qui réunit le codex de la cathédrale de Compostelle et d’autres copies médiévales. Cette reconnaissance documentaire est distincte de l’inscription du monastère d’Alcobaça au patrimoine mondial.

Un manuscrit à part entière

Le nom Codex Calixtinus associe cette tradition textuelle à Calixte II. Au sens strict, il désigne le manuscrit de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. La copie d’Alcobaça relève de la même tradition, mais possède un contenu et une histoire propres. Le formulaire de candidature la date de vers 1175 : une datation approximative, non un jour de réalisation documenté.

Le volume réunit des textes sur saint Martin de Tours et saint Jacques. La partie jacquaire occupe les feuillets 103v–215v selon la numérotation utilisée dans l’étude de Santiago Ruiz Torres. Elle conserve les livres des miracles et de la translation des reliques, ainsi qu’une sélection d’autres textes du Liber. Elle ne reproduit pas intégralement les cinq livres dans l’ordre du manuscrit de Compostelle.

Ces choix éclairent les intérêts des lecteurs et la transmission des textes. La recherche distingue la provenance alcobacienne des questions encore débattues sur le lieu de copie et l’arrivée au monastère. L’appartenance à un fonds monastique ne suffit pas à identifier un copiste ou un atelier précis.

D’Alcobaça à la Bibliothèque nationale

La BNP conserve la collection de codices issue de la bibliothèque du monastère cistercien, intégrée après la suppression des ordres religieux au XIXe siècle. La Bibliothèque nationale, à Lisbonne, est aujourd’hui dépositaire de l’ALC. 334. Une visite à Alcobaça éclaire le contexte monastique, sans garantir l’accès au manuscrit.

L’inscription de 2017 comprend aussi des témoins conservés dans des institutions espagnoles. Un enregistrement partagé ne situe pas le codex de Compostelle au Portugal et ne reconnaît pas automatiquement tous les manuscrits du Liber.

Commencer une recherche

Consultez la collection de la BNP et recherchez ALC. 334. L’étude musicologique fournit un index et explique les systèmes de foliation pour comparer la sélection des textes. Avant de demander une image ou de consulter l’original, vérifiez les conditions actuelles auprès des Réserves ; un lien de numérisation cité dans une publication ancienne peut ne plus fonctionner.

Poursuivez avec les chemins portugais de Saint-Jacques et les manuscrits du Commentaire sur l’Apocalypse. Ces itinéraires et documents liés possèdent leurs propres identités et inscriptions.

Questions fréquentes

Où se trouve le Codex Calixtinus d’Alcobaça ?
Le manuscrit ALC. 334 est conservé à la Bibliothèque nationale du Portugal, à Lisbonne. Sa provenance d’Alcobaça ne signifie pas qu’il soit actuellement exposé au monastère.
Est-ce le même codex que celui de Compostelle ?
Non. Le codex de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et la copie d’Alcobaça sont deux manuscrits distincts, réunis avec d’autres témoins dans l’inscription de 2017.
Comment rechercher ou consulter le manuscrit ?
Commencez par la collection des codices d’Alcobaça de la BNP et utilisez la cote ALC. 334. Vérifiez les reproductions disponibles et les conditions de consultation de l’original auprès du service des Réserves.

Sources

  1. UNESCO — Memory of the World International Register
  2. UNESCO — Nomination form (2016)
  3. Biblioteca Nacional de Portugal — Codices Alcobacences
  4. Santiago Ruiz Torres — Liber Sancti Iacobi de Alcobaça (2018)