Monuments
Église de Gatão
Igreja de Gatão, em Amarante: capela-mor românica com arcos cegos lombardos, pinturas murais dos séculos XV e XVI e tombeau de Teixeira de Pascoaes.
- Lieu
- Gatão, Amarante, Porto
- Construction
- Capela-mor românica (meados do século XIII, segundo a hipótese citada pelo registo); corpo refeito na época moderna; restauro de 1941-1951
L’église de Gatão (église de Saint-Jean-Baptiste de Gatão) se trouve sur le Largo da Igreja, au lieu-dit de Gatão, dans la municipalité d’Amarante. Sa désignation officielle est « Igreja de Gatão, incluindo as pinturas murais a fresco que a decoram » (église de Gatão, y compris les peintures murales à fresque qui la décorent). Elle est Monument national et l’un des monuments de la Rota do Românico. Elle présente un intérêt pour deux raisons : un chevet roman d’une importance supérieure à sa modestie et un ensemble de peintures murales de la fin du Moyen Âge, encore visibles aujourd’hui.
Des origines à éclaircir
Selon la fiche du Património Cultural, I.P., les origines de l’église restent à éclaircir. Une tradition, « pour l’instant légendaire » mais systématiquement reprise par l’historiographie, attribue la fondation au IXe siècle, à l’époque de l’organisation du territoire autour du Douro à l’initiative de la monarchie asturienne. La partie la plus ancienne qui subsiste aujourd’hui est le chevet, roman, de date non identifiée et qui, selon l’hypothèse de Carlos Alberto Ferreira de Almeida citée par la fiche, pourrait correspondre au milieu du XIIIe siècle. La Rota do Românico décrit une construction étendue aux XIIIe et XIVe siècles, les éléments romans les plus significatifs se trouvant dans la partie orientale.
Le chevet roman
Malgré la relative modestie de la construction et le plan quadrangulaire habituel, le chevet est, pour la fiche, une pièce d’importance supérieure dans le contexte roman de la région d’Amarante. À l’extérieur, d’étroites meurtrières contrastent avec l’élégance des arcatures aveugles en plein cintre, à la manière lombarde, qui précèdent la corniche sur laquelle repose la toiture. Almeida les rapproche de celles de Roriz et y voit l’influence directe des ateliers romans de la région de Guimarães dans la zone d’Amarante. Du côté sud subsistent les traces d’un porche adossé, certainement postérieur.
À l’intérieur, l’arc triomphal est en plein cintre, à deux voussures, la voussure extérieure étant encadrée d’une bordure en damier, l’un des motifs les plus fréquents de l’art roman portugais. Il repose sur deux colonnes trapues dont les chapiteaux, à décor végétal, ont, selon l’historien galicien Xosé Lois García cité par la fiche, un contenu allégorique : le blé et la vigne symbolisent le pain et le vin, figuration directe de l’Eucharistie. Pour le contexte stylistique, voir l’architecture romane au Portugal ; dans la ville même, l’église de Saint-Gonçalo est d’une autre époque et d’un autre style.
Les peintures murales
À la transition vers l’époque moderne, l’église fut profondément modifiée, surtout dans ses éléments dévotionnels intérieurs. Une grande partie des murs fut recouverte de panneaux de peinture murale, dont subsistent six grands ensembles. La fiche indique qu’ils attendent une étude monographique qui précise leur importance dans le contexte de la peinture murale du nord du pays durant les dernières décennies du Moyen Âge. En position axiale au-dessus de l’arc triomphal se trouve un Calvaire, composition de figures statiques et hiératiques ; de part et d’autre de l’arc, quatre panneaux présentent des saints dans des niches, comme des sculptures ; sur le mur du fond du chevet se trouvent saint Antoine et le Christ portant la croix, ce qui laisse supposer l’existence d’autres panneaux consacrés aux derniers moments de la vie du Christ.
La Rota do Românico date les fresques des XVe et XVIe siècles, mentionne le Couronnement de la Vierge, le martyre de saint Sébastien, sainte Catherine d’Alexandrie et sainte Lucie, et indique que le père Manuel Couto attira l’attention sur les peintures en 1937 et qu’elles furent incluses dans une intervention de conservation en 2015. La fiche officielle et la Rota décrivent différemment les thèmes ; la liste exacte des panneaux devra donc être vérifiée sur place.
Du corps roman à la restauration
Le corps roman fut remplacé à l’époque moderne ; à l’exception de la galilée qui précède l’église, la proportion médiévale de la nef a probablement été conservée. Au XVIIe siècle, le clocher fut érigé, adossé à la façade côté nord, sur deux niveaux. Au début des années 1950, la DGEMN restaura le monument, reconstruisant le mur sud de la nef et la façade principale de la galilée, et remplaçant toitures et pavements ; la Rota do Românico indique une restauration majeure entre 1941 et 1951. Dans le cimetière attenant se trouve le tombeau du poète Teixeira de Pascoaes (1877-1952), illustre figure d’Amarante.
Classement
L’édifice est Monument national, y compris les peintures murales à fresque. L’Atlas du patrimoine classé indique le décret n° 33 587 du 27 mars 1944 (Diário do Governo, I série, n° 63) ; la fiche liste également les décrets n° 30 762 du 26 septembre 1940 et n° 30 838 du 1er novembre 1940 (ce dernier ayant suspendu le précédent pour les biens de propriété privée), et la Rota do Românico mentionne un classement en 1940. La zone de protection a été fixée par l’arrêté du 23 janvier 1951 (Diário do Governo, II série, n° 38, du 16 février 1951). Le texte du décret de 1944 est une numérisation d’image que nous n’avons pas pu transcrire. L’église ne figure sur aucune inscription de l’UNESCO.
Préparer la visite
Lors de la consultation du 5 novembre 2026, la page de la Rota do Românico indiquait des visites sur rendez-vous (téléphones +351 255 810 706 et +351 918 116 488 ; courriel [email protected]) et, pour le culte, une messe le dimanche à 11h15 et le samedi à 16h30 pendant les mois de janvier, avril et octobre. La même page n’indiquait aucun tarif. Ces informations peuvent changer : vérifiez-les sur la page officielle du monument avant de vous déplacer. Pour le reste de la municipalité, voir Amarante et la page du Nord.
Photographie de Joseolgon, du 8 septembre 2016. Original sur Wikimedia Commons, sous licence CC BY-SA 4.0 ; redimensionnée et compressée pour le web, sans modification de la composition.
Questions fréquentes
- L'église de Gatão date-t-elle vraiment du IXe siècle ?
- Rien ne le prouve. La fiche du Património Cultural, I.P. indique que les origines restent à éclaircir et que l'attribution de la fondation au IXe siècle relève, pour l'instant, de la tradition, encore légendaire. La partie la plus ancienne conservée est le chevet roman, de date non identifiée, qui pourrait correspondre au milieu du XIIIe siècle.
- Qu'y a-t-il de remarquable à l'intérieur ?
- Les peintures murales. La fiche évoque six grands ensembles : un Calvaire au-dessus de l'arc triomphal, quatre saints dans des niches de part et d'autre de l'arc et, sur le mur du fond du chevet, saint Antoine et le Christ portant la croix. La Rota do Românico date les fresques des XVe et XVIe siècles et mentionne une intervention de conservation en 2015.
- L'église fait-elle partie de la Rota do Românico ?
- Oui. L'église de Saint-Jean-Baptiste de Gatão figure dans la liste des monuments de la Rota do Românico, qui indique des visites sur rendez-vous.
- Quel est son statut de protection ?
- Monument national, y compris les peintures murales à fresque. L'Atlas du patrimoine classé indique le décret n° 33 587 du 27 mars 1944 ; la fiche mentionne aussi les décrets n° 30 762 et n° 30 838, tous deux de 1940.
Sources
- Património Cultural, I.P. — Igreja de Gatão, incluindo as pinturas murais a fresco que a decoram (70372)
- Património Cultural, I.P. — Atlas do Património Classificado e em Vias de Classificação (NINV 3603)
- Diário do Governo — Decreto n.º 33 587, de 27 de março de 1944 (I série, n.º 63)
- Rota do Românico — Church of Saint John the Baptist of Gatão
- Wikidata — Igreja de Gatão (Q39865077)
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